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Une étude présente le (faible) impact des vélos en free-floating

Un rap­port de l’Ademe dresse un pre­mier bilan des vélos en free-float­ing. Que ce soit sur les usagers, la pra­tique du vélo ou le report modal, ce nou­veau ser­vice n’a mod­i­fié qu’à la marge les habi­tudes de trans­port. Expli­ca­tions.    

Arrivé en France en 2017, le sys­tème de vélos en free-float­ing (VFF, c’est-à-dire en libre-ser­vice sans sta­tion ni borne d’attache) a mod­i­fié le com­porte­ment des usagers et soulevé de nou­velles ques­tions autour de l’occupation du domaine pub­lic. Pour la pre­mière fois, une étude de l’Ademe, pub­liée fin 2018, pro­pose un pre­mier bilan de ce nou­veau ser­vice. Si l’ « Etude sur les impacts des ser­vices de vélos en free-float­ing sur les mobil­ités actives » a été effec­tuée auprès de la pop­u­la­tion parisi­enne, le bureau 6T-Bureau, qui l’a réal­isée, affirme qu’elle est aus­si représen­ta­tive à l’échelle nationale.

Le pre­mier con­stat du rap­port con­cerne la crois­sance expo­nen­tielle du ser­vice. En moins de deux ans, 8 villes (Paris, Tours, Angers, Bor­deaux, Toulouse, Greno­ble, Lyon et Metz) lui ont ouvert ses rues et ont accueil­li 6 opéra­teurs. Aujourd’hui, on compte près de 15 200 vélos disponibles, dont 8 000 à Paris. Pour expli­quer le suc­cès rapi­de de ce ser­vice, le rap­port souligne « la pos­si­bil­ité de réalis­er des tra­jets porte-à-porte et le gain de temps […]. Les VFF sont choi­sis pour ce que le ser­vice a de plus nova­teur sur le marché de la mobil­ité, à savoir le car­ac­tère « sans cou­ture » du tra­jet ».

La disponibilité des vélos en question

Reste que l’avantage des VFF porte en lui son pro­pre incon­vénient majeur : « la disponi­bil­ité des vélos. Si 89% des usagers déclar­ent être prêts à se déplac­er au max­i­mum 5 min­utes pour accéder à un vélo, dans les faits, ils sont nom­breux à se déplac­er plus loin. » L’étude ressort notam­ment cette sta­tis­tique : 70% des usagers dis­ent avoir été con­fron­tés au prob­lème d’une absence de vélo à prox­im­ité.

L’information prin­ci­pale de l’étude est d’avoir dess­iné le por­trait-type de l’usager. Sans sur­prise, il est citadin. Dans le détail, la grande majorité sont des hommes, très diplômés (43% sont tit­u­laires d’un bac+5 et 68% appar­ti­en­nent à la caté­gorie « cadre supérieur ») et assez jeunes (60% ont moins de 35 ans). Les étu­di­ants représen­tent égale­ment un usager sur 5, en par­ti­c­uli­er dans la région parisi­enne. Fait majeur, ce nou­veau ser­vice a attiré de nou­veaux pra­ti­quants de vélo puisque 40% d’entre eux n’utilisaient jamais de vélo aupar­a­vant ! D’ailleurs, 55% des per­son­nes inter­rogées ont recon­nu n’avoir jamais eu recours au Vélib’. Ce qui fait dire à l’étude que « les VFF créent en par­tie un marché nou­veau ».

Source : Une étude présente le (faible) impact des vélos en free-float­ing

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Perrine Burner

Chargée de communication à la FUB

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