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Femmes et hommes sont-ils égaux à vélo ?

Un avenir radieux est promis au vélo dans les villes qui se décon­finent dans l’inquiétude d’un rebond de l’épidémie. Dis­tance sociale, plein air, usage indi­vidu­el mi-loisir mi-util­i­taire, il sem­ble paré de toutes les ver­tus. Déjà van­té dans l’aménagement des villes et les bonnes pra­tiques du développe­ment durable, il devient à présent un nou­v­el acteur de la lutte con­tre le Covid-19. Ain­si, après une opéra­tion sim­i­laire durant les grèves de cet hiv­er, l’État sub­ven­tionne-t-il son achat en ce print­emps létal où la peur de la con­t­a­m­i­na­tion court les rues.

Cer­tains pro­posent l’idée que ce nou­veau coro­n­avirus pour­rait agir comme un « opéra­teur » ou « actant »1 désor­gan­isant et réor­gan­isant le monde dans tous les aspects de la vie sociale. Mais dans nos sociétés, qui peut réelle­ment faire du vélo ? Quels sont les freins à sa pra­tique ? Ne devrait-il pas aus­si être inter­rogé comme un « opéra­teur hiérar­chique » de genre ou d’âge, célébrant de façon invis­i­ble les pra­tiques des class­es dom­i­nantes habi­tant le cen­tre-ville ?

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